Le territoire de L’Isle-d’Abeau forme un plateau à deux niveaux, incliné vers le sud-est, entre 208 et 302 mètres d’altitude. La Bourbre le traverse, en partie canalisée. Le vieux village s’est bâti sur une éminence autrefois entourée de marais, et son église, posée sur une colline, domine encore l’ensemble. Autour de ce noyau ancien, la ville nouvelle a ajouté de nombreux lotissements, des zones d’activités, le parc paysager des Trois Vallons et le golf public du Rival.
L’habitat y est plus jeune que dans le reste de l’ancienne ville nouvelle : d’après l’Insee, environ deux résidences principales sur trois ont été achevées après 1990, et maisons et appartements s’y partagent le parc à parts égales. Pour le paysagiste, cela veut dire des jardins de taille modeste, parfois livrés avec une simple pelouse sur une terre remaniée par le chantier, et des limites de parcelle à habiller. Tout reste à structurer : niveaux, plantations, circulations et intimité.